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La synthèse remplace la contraction de texte au concours pour les écoles suivantes : ESCP-EAP, ESC Lille, INT Management, ESC Amiens. C'est l'ESCP qui crée le sujet chaque année et les autres écoles peuvent utiliser l'épreuve pour leur propre concours.
- la reformulation des idées du texte avec vos propres mots est absolument nécessaire, toute paraphrase est sévèrement sanctionnée
- orthographe : 3 fautes = -1 point, 5 fautes = -2 points, puis -1 point par faute supplémentaire - tricherie : si mauvais décompte de mots = -2 points, puis -1 point tous les 5 mots en trop - absence de décompte progressif = -2 points - abscence de décompte final = -2 points - poncutation ou accuentuation mauvaise = jusqu'à -2 points
- lire et comprendre les idées des 3 textes d’un point de vue général (environ 20 mn)
- n’écrire que sur les rectos des brouillons pour ne pas oublier des idées essentielles
Textes : - Introduction de Psychanalyse des contes de fées (1976) – Bruno Bettelheim
" Comment expliquer le succès durable du conte de fées ? Le conte a-t-il un rôle pédagogique ? Pour Bettelheim, il exprime, métaphoriquement mais clairement, la progression de l’enfant vers l’âge adulte et permet au jeune lecteur de l’accepter. Les fées, ajoute Robert, symbolisent l’aide des adultes dans cette maturation psychologique, souvent douloureuse. Selon elle, le conte plaît également à l’enfant parce qu’il reconnaît son entourage familial dans le roi, la reine, le prince et la princesse qu’il y retrouve invariablement. Soriano, lui, parle plutôt d’un rôle psychologique du conte : il apaiserait l’angoisse que suscitent les nouveaux abîmes révélés par la science. Cette angoisse est comparable à celle que suscitait jadis le monde inconnu. Quelles sont les interprétations possibles de conte ? Soriano montre que Perrault a renouvelé le genre : le conteur, par son ironie, relègue dans le passé les superstitions et impose une forme originale de merveilleux, qui consiste à voir la réalité quotidienne sous un jour nouveau. Robert rappelle, à titre de curiosité, l’interprétation mythique que les frères Grimm donnaient du conte de fées. D’après eux, les héros personnifient toujours des phénomènes naturels. Par exemple, le prince charmant qui réveille la princesse serait le printemps qui met fin à l’hiver. Bettelheim cite aussi cette interprétation. Mais en réalité, dit-il, le conte est une œuvre d’art riche en significations multiples selon l’âge et les préoccupations du lecteur. Robert et Bettelheim s’intéressent surtout à l’influence du conte sur les enfants. Soriano, paradoxalement, ne parle que des adultes. "
" Par Catherine Choupin, professeur de Culture Générale en classe préparatoire économique et commerciale au lycée Notre-Dame du Grandchamp "
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