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« Un magazine (1) vient de publier un nouveau «palmarès des grandes écoles de management». Pour la première fois, une grande école de management membre du Chapitre des grandes écoles de management, délivrant le grade master, n'a pas souhaité apparaître : l'ESC Pau ». Diêù Trinh-Xuan, président du conseil d'administration du groupe ESC Pau, et Philippe Lafontaine, son directeur, expliquent pourquoi ils ne souhaitent plus participer au classement du magazine L'Etudiant à la suite de son édition 2005 qui « n'avait pas tenu compte des réponses que (l'école lui avait) apporté ». « Les classements ont pour objet de donner les informations nécessaires d'une part au choix d'écoles par les familles et au choix des candidats par les entreprises. Y parviennent-ils ? », s'interrogent les dirigeants de l'ESC Pau. |
« Le plus souvent ces classements ne concernent qu'une trentaine d'écoles de commerce (dites « les meilleures ») sur les 220 écoles comptabilisées par le ministère de l'Education nationale (…) La dernière école du classement est de fait la 30ème sur 220. Mais que retient le lecteur ? Qu'elle est simplement dernière ! », déplorent-ils.
« Les méthodologies sont également sujettes à caution », et « régulièrement contestées par les écoles », poursuivent-ils. De plus elles sont « quelquefois secrètes » et ne sont pas toujours communiquées aux écoles, s'indigne la direction de l'ESC Pau. Le magazine L'Etudiant, reprenant sans doute les mêmes critères d'une année à l'autre, expose cependant sa méthode à côté de son classement.
L'ESC Pau stigmatise des « questionnaires démesurés (plus de 70 questions le plus souvent), (des) réponses pas toujours vérifiées, (des) données inégales - parce que certains critères, trop difficiles à mesurer sont écartés – (et des) questions peu pertinentes pour mesurer la qualité d'une école ».
Un des critères de la qualité supposée d'une école est cité en exemple, son nombre de diplômés : il « condamne irrémédiablement les écoles les plus récentes (est-on plus mauvais parce que non centenaire ?) », relève l'établissement. « Les classements actuels ne mesurent pas l'innovation et singulièrement l'innovation pédagogique », ajoute-t-il.
Selon MM. Trinh-Xuan et Lafontaine, en outre « ces classements induisent des effets pervers évidents », car « plusieurs écoles affectent des ressources à des activités qui leur permettront d'améliorer leur place dans les classements… mais celles-ci n'ont que peu à voir avec la qualité ». Ils induisent aussi « une certaine homogénéisation des écoles ». |
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Ils proposent par conséquent que « les méthodologies soient transparentes, impartiales et crédibles », que « les données transmises par les écoles soient systématiquement contrôlées » et que « les équipes en charge des classements soient accompagnées par des experts du monde des grandes écoles ayant une crédibilité et une indépendance reconnue ».
Ils suggèrent « qu'un groupe de travail constitué de représentants des magazines et d'écoles construise un référentiel » adapté, ce qui « implique que les magazines doivent consacrer des moyens plus importants à la publication des classements, mais à la hauteur des enjeux : la réputation des écoles et de leurs équipiers ». "
1) L'Etudiant
12/11/2006
par Alison Cartier
source : www.boivigny.com
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