Ecoles de Commerce Liste des écoles On commence en douceur à Nantes…

On commence en douceur à Nantes…

C’est ainsi que le Tour de France a commencé, le lundi 17 juin… En découvrant mon admissibilité à Audencia, j’ai aussi découvert que j’étais convoqué pour le mardi 18, date des premiers oraux de cette école. Avant mon départ, j’ai pris un dernier rendez-vous avec ma professeure de Lettres le lundi matin pour quelques derniers conseils concernant le Triptyque d’HEC, durant lesquels elle m’a gentiment rappelé qu’elle n’avait pas connu d’autre admissible à HEC durant sa longue carrière… Après ce « petit » coup de pression supplémentaire, j’ai pris le train direction Nantes pour passer mes premiers oraux.

   

La découverte de la ville

Pour ce premier oral, je choisis la tranquillité d’un hôtel de manière à bien me reposer et être au mieux pour la journée du lendemain qui m’attend. Je choisis tout de même l’hôtel le plus proche de l’école de manière à ne pas me perdre, me précipiter, ou me lever trop tôt à cause d’un long trajet à faire. Arrivé à la belle gare de la Ville Verte, je prends donc le tramway pendant un long quart d’heure pour me rendre à mon hôtel. On comprend alors tout de suite que l’école est assez excentrée…

Après avoir posé mes bagages dans ma chambre d’hôtel, je décide de prendre à nouveau le tramway pour faire une petite visite du centre-ville de Nantes. Une petite heure de marche dans cette ville qui tient à sa réputation écologique, puis je succombe aux charmes d’une nutrition très équilibrée qui nous suit pendant les oraux : le McDo ! De retour à mon hôtel, je ne tarde pas à me coucher pour être en forme le lendemain.

Le grand jour à Audencia

Mardi 18 juin, la journée commence tout d’abord très mal… J’ai beaucoup de mal à me repérer avec les arrêts de bus du fait du manque de signalisation qui fait défaut à la ville. Alors que je cherche depuis 10 minutes, je vois mon bus me passer sous le nez. Pris de panique, puisqu’il ne reste plus que 20 minutes avant l’heure de rendez-vous, je retourne rapidement à mon hôtel pour qu’on m’appelle un taxi, qui arrivere à peine 30 secondes plus tard.

7h30, arrivé pile à l’heure, me voilà donc à Audencia. Je présente ma carte d’identité à un petit stand d’accueil dans le hall pour confirmer mon arrivée et reçois en échange une sacoche aux couleurs de l’école, contenant également un stylo, des bracelets élastiques et un T-Shirt. Je suis ensuite accompagné au forum par une admisseuse, une salle de taille moyenne où tout est à notre disposition pour s’occuper durant la journée des oraux : petit déjeuner gratuit au bar, deux/trois personnes aux platines pour l’ambiance (musique, vidéos de l’école, mais aussi pour appeler les convoqués lorsqu’il était temps), des sièges pour la détente, baby-foot, consoles, et j’en passe !

Sur l’un des murs sont affichés les horaires de passage de tous les candidats pour les épreuves de langues et d’entretien. Je découvre ainsi que je présenterai mes langues le matin et l’entretien en début d’après-midi.

Une ambiance envoûtante

Durant toute la journée, l’équipe des admisseurs est présente pour nous divertir et nous faire oublier l’espace d’un instant le stress des épreuves. La journée commence avec un amphithéâtre de présentation de l’école organisé par l’administration. Entre deux oraux, de courtes animations sont réalisées par les admisseurs : sketchs, chaises musicales, etc. Le midi, après un déjeuner au Restaurant Universitaire à quelques pas de l’école, c’est au tour du BDE de présenter son propre amphithéâtre : vidéo des admissibles, chorégraphie… L’ambiance donne une grande envie d’en finir avec ces oraux et de rejoindre la troupe !

Les épreuves

N’oublions tout de même pas le principal : je suis là pour passer la partie orale de mon concours ! Tout commence dès la première heure avec l’épreuve d’Allemand LV2. A la vue de mon texte écrit, j’ai très peur… L’article de presse parle d’une volonté de reconstruire le mur de Berlin pour que les visiteurs et touristes puissent avoir une meilleure vision de la vie berlinoise de l’époque.

Une idée étrange qui ne m’a pas vraiment laissé le choix vis-à-vis de mon commentaire : parler du point de vue des habitants, de ceux qui ont vécu ces horreurs, et des autres moyens pour faire découvrir cette partie de l’histoire. Cependant, le texte me déconcerte grandement. Je me retrouve avec l’impression de parler pour rien dire, et surtout j’ai du mal à m’exprimer… Le jury, un natif, me pose quelques questions sur le sens d’un passage du texte pour s’assurer de ma bonne compréhension, ce qui me fait davantage douter. Je n’ai pas l’occasion de parler de moi, et ressort assez déçu de ma prestation.

En fin de matinée, je passe mon épreuve d’Anglais LV1. Je tombe ici sur un texte écrit qui me parle beaucoup plus : Julian Assange, Facebook, et le problème des données mises en ligne. Deux semaines auparavant, j’ai fait une khôlle sur le même thème... Je me trouve alors armé, tout à fait à l’aise, je parle librement et d’une manière fluide, naturelle avec le jury. Nous dérivons assez facilement sur la Chine lors de notre entretien, ce qui était assez prévisible. J'ai ici un ressenti totalement opposé comparé à mon oral précédent.

    

Enfin, en tout début d’après-midi, c’est au tour de l’entretien de personnalité. A Audencia, celuici se déroule en deux temps : un court exposé de 5 à 6 minutes sur un thème de Culture Générale, puis environ 25 minutes d’entretien avec les membres du jury. Entre les deux sujets qui me sont proposés, je prépare le suivant : « Gagner sa vie ». Ce qui me paraissait essentiel dans cette épreuve est de savoir lier ce sujet avec ma personnalité, et c’est dans cette optique que je le prépare.

J’arrive alors devant un jury composé de deux femmes, toutes les deux membres de l’école : l’une du côté administratif, l’autre du côté enseignant. Je présente mon exposé en soulignant un point principal, qui est pour moi celui de la différence entre « Gagner sa vie » et « Réussir sa vie ». C’est de cette manière que j’ai fait le lien avec ma personnalité, en expliquant clairement mon point de vue sur ce sujet et en essayant de le lier avec mon éventuel parcours au sein de leur école.

Nous avons ensuite pu nous intéresser plus particulièrement à deux points forts de mon projet et de ma personnalité : mon intérêt pour les cultures étrangères et mon projet professionnel dans le commerce international. J'évoque alors le projet Comenius, réalisé en Terminale avec mon lycée, en partenariat avec des étudiants allemands, danois, italiens et slovènes, qui consistait à comparer les sociétés contemporaines sur la prise en charge des personnes dépendantes (jeunes enfants ou personnes âgées).

J’ai évoqué plus particulièrement mon intérêt pour la culture latino-américaine, du fait de mes origines portugaises et de son côté traditionnel et collectif. Alors que l’enseignante, d’origine brésilienne, comprend tout à fait le pourquoi de ma préférence, la deuxième femme semble plus sceptique et insiste sur ce point. Nous avons tout juste le temps d’évoquer les qualités que je pense nécessaire pour mon métier futur, à savoir la responsabilité et l’esprit d’équipe, et comment j’ai pu les acquérir avec mes diverses expériences humanitaires et associatives, que l’entretien se termine déjà.

Je ressors, assez fier de ma prestation, pensant m’en être bien sorti et avoir pu montrer comme je le voulais ma personnalité. Je me dirige vers l’accueil pour rendre ma feuille de jurys complétée afin de terminer cette première étape.

Philippe De Amorim AUTEUR : Philippe De Amorim

Philippe, 18 ans, étudiant de l'ESSEC en programme Grande Ecole à partir de Septembre 2013, et ancien CPGE pendant deux longues années en voie ECE au Lycée Georges Clemenceau de Reims.

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